Armée de l'air

Pour l'Armée de l'Air, le projet est loin d'être certain et encore bien ferme en terme d'aviation légère. Et les derniers modèles disponibles sur le marché ne facilitent pas les choix. En effet, le H160 qui a été choisit pour le programme HIL (Hélicoptère Interarmes Léger) est vraiment multimissions. Il est tout à fait capable de reprendre la quasi intégralité des missions de service public à l'exception notable du transport présidentiel.

 

De ce fait, la sauvegarde d'un volume conséquent d'hélicoptères au sein de l'armée de l'air n'est pas une certitude. Heureusement pour l'armée de l'air, le transfert sous sa responsabilité des hélicoptères basés à Villacoublay va lui permettre de sauver son parc. Car le transport VIP et le soutien aux unités anti-terroristes (FIPN et GIGN) représentent à eux seuls une dizaine de machines. 

 

Cependant, il faut une deuxième machine dans l'armée de l'air qui soit suffisamment puissante pour assurer entre autre les missions RESCO (recherche et de sauvetage au combat / CSAR en anglais). Malgré des performances fort honorables, le H225M Caracal n'est pas pour moi l'appareil idéal à moyen/long terme. Je reconnais également l'ensemble des services qu'il a rendu depuis plus de 10 ans avec une utilisation intensive qui était également lié à une mauvaise de la flotte française en général. 

 

I) Les missions de combat

 

Actuellement, du fait de moyens limités, c'est l'armée de l'air et plus exactement l'Escadron d'Hélicoptères 1/67 Pyrénées (EH 1/67) basé à Cazaux qui assure l'intégralité des missions de recherche et le sauvetage au combat (RESCO / CSAR en anglais). Assurant également pas mal de missions spéciales, cet escadron utilise pour cela essentiellement des EC-725 Caracal mais également encore quelques AS-532 Cougar RESCO.  

 

L'EC-725 Caracal a beau afficher des performances fort honorables, il faut envisager la commande à l'horizon 2025-2030 d'un hélicoptère disposant globalement de meilleures performances mais surtout d'un plus grand rayon d'action sans ravitaillement en vol. Pour le moment, c'est le puissant AW-101 Merlin qui tient la corde. La version RESCO ayant été à la base conçue pour un appel d'offres de l'USAF, on la connait surtout sous la référence HH-71 Krestel. Mais il semblerait que l'armée de l'air italienne se soit porté acquéreur d'une version très similaires qu'ils appellent HH-101.

 

Cependant, le programme X6 de chez Airbus Helicopters aurait pu redistribuer les cartes en étant choisit en lieu et place du HH-71. Nettement plus moderne, il aurait donc eu un potentiel d'évolution technologique plus important. A voir cependant s'il aurait bénéficier sans ravitaillement en vol d'un rayon d'action plus important que le NH-90 et le H225M. Étant de fabrication française, il aurait alors pu bénéficier bénéficier d'un volume de commande plus important. 

 

Ainsi, je prévois au minimum 16 exemplaires à franciser si le choix du HH-71 se confirmait. Tous les exemplaires seraient alors au profit de l'EH 1/67 Pyrénées. En plus des missions spéciales, il faudrait assurer le détachement SAR pour le sud-ouest. Mais également, en coordination interarmes avec la marine nationale, les détachements RESCO/LOG (4 appareils par détachements) nécessaire pour les deux porte-avions nucléaires que je prévois actuellement à l'horizon 2035-2040.

 

Dans le cas où le projet X6, l'emporterait, le parc pourrait être bien plus conséquent avec 33 appareils. Il faut cependant alors noter que la répartition du parc serait différente :

- 15 exemplaires pour l'EH 1/67 Pyrénées

- 10 exemplaires pour l'EH 3/67 Parisis : transport VIP et soutien aux unités anti-terroristes (FIPN et GIGN)

- 8 exemplaires pour l'EH 1/44 Solenzara : service public dont alerte SAR

 

II) le service public

 

Comme expliqué ci-dessus, le nombre d'hélicoptères de service public pourrait varier de 50 à 66 appareils selon le modèle d'hélicoptère de combat mais également de choix dans les missions confiées aux différents modèles. Il semblerait malgré tout qu'une flotte limité d'hélicoptère de manœuvre soit tout de même demandée par l'armée de l'air.

 

Cela pourrait être nécessaire pour le transport VIP actuellement assuré par les AS-332 L1  de l'ETEC. Si l'appareil de combat est finalement tout de même le X-6, la question est réglée puisque celui-ci reprendra également cette mission. En cas de confirmation du HH-71F, il faudra par contre doter l'armée de l'air d'une flotte de NH-90. 

 

Si officiellement on parle de 12 machines, je partirais pour ma part plutôt sur 16 machines afin de doter l'EH 3/67 Parisis et l'EH 1/44 Solenzara de 8 appareils chacun. Idéalement, je serais partisan de n'utiliser que des versions à cabine haute (1,82 m contre 1,58m) qui seront nettement plus pratique en utilisation VIP. C'est l'originalité de l'armée de l'air qui permettront de bien les différencier des appareils de la marine . 

 

Alors que j'avais plutôt envisager le H135M (ex-EC635) ou surtout le H145M (ex-EC645), c'est finalement le H160 plus massif qui a été choisit pour le programme HIL. Cela permettrait d'autant plus facilement de se passer de NH-90 pour remplacer les actuels hélicoptères SA330 Puma.

 

Avec les HIL, l'objectif est surtout cependant d'assurer le remplacement des 41 AS555 Fennec actuellement en service et plus qu'utile dans leurs différentes missions. La plus connue des mission est la participation aux Mesures Actives de Sureté Aérienne (MASA) qui ont lieu surtout en métropole mais également dans le cadre de la sécurisation du Centre Spatial Guyanais.

 

Au final, la réorganisation de la fonction "manœuvre" au sein de l'armée de l'air permettrait de fixer le nombre de H160M au sein de l'armée de l'air à 50 machines quelque soit les autres modèles au sein de l'armée de l'air. Si elle reste malgré tout d'actualité, je ne recommandes pas du tout moi aussi de ne pas commander de NH-90 au profit de 16 exemplaires supplémentaires du H160M.