Force de Renseignement et d'Appui Électronique

Placée directement sous le contrôle du Commandant des Forces Terrestres, la Force de Renseignement et d'Appui Electronique est une unité majeure dans le combat moderne au niveau tactique comme stratégique.

 

Son état-major est le Commandement du Renseignement et de l'Appui Electronique qui est basé à Strasbourg (67) avec le centre de formation interarmées au renseignement.

 

Pour assurer la meilleure coordination possible entre les différentes entités, un centre interarmes multisources d'exploitation du renseignement serait situé à Reims (51). Dirigé par le n°2 de la Direction du Renseignement Militaire, ce centre sera l'interface entre les unité et  l'État-Major des Armées. 

A) Le 2Régiment de Hussards (2e RH)

 

Même s'il déménage de nouveau pour rejoindre Thionville (57) afin d'alléger Haguenau et de ne pas trop concentrer les moyens, le 2e RH reste un spécialiste dans l’infiltration, le camouflage, le renseignement, les techniques de survie et les dernières technologies. Extrêmement mobile, ses patrouilles qui sont déployables sur court préavis. Ce sont des cavaliers du renseignement extrêmement discrets qui viennent en intermédiaire entre les unités d'éclairage des régiments de manœuvre et le 13e Régiment de Dragons Parachutistes (13e RDP) appartenant aux Forces Spéciales.

 

Au niveau de l'organisation, la situation actuelle est plutôt pas mal.  Idéalement, il faudrait envisagé la réactivation de l'escadron d'administration et de soutien afin de constitué un sous-groupement tactique "base arrière" avec l'escadron de réserve pour alimenter la base de défense en personnel militaire. Voilà le détail actuellement :

  • 4 escadrons de recherche du renseignement comportant chacun 11 patrouilles de recherche blindée et 2 à 4 patrouilles spécialisées selon la répartition suivante :
    • 1er escadron : patrouilles motocyclistes
    • 2e escadron : désignation cible 3D
    • 3e escadron : patrouilles nautiques (kayak)
    • 4e escadron : milieu urbain
  • 1 escadron de Traitement et de diffusion du Renseignement
  • 2 escadrons de Recueil de l'Information (intégration des 2 GRI de la BR)
  • 1 escadron de commandement et de logistique
  • 1 escadron de réserve.

B) Le 40e Bataillon de Transmissions (40e BT)

 

Reprenant les traditions du 40e Régiment de Transmissions (40e RT) qui quitte donc Thionville (57), ce nouveau bataillon sera basé à Rennes (35), Issu à la base de la fusion de la 785e Compagnie de Guerre Electronique et de la 807e Compagnie de Transmissions, Il sera spécialisé en cyberdéfense.

 

Si son effectif de départ serait potentiellement d'environ 300 à 350 personnes issue de la fusion des deux compagnies, il est prévisible que l'effectif pourrait rapidement atteindre au moins 550 à 600 hommes dont des réservistes. L'organisation interne dépendra des besoins réels en guerre électronique et/ou en cyberdéfense de terrain. Il n'est pas impossible que cela redevienne un régiment d'ici 2035. 

 

CLe 44Régiment de Transmissions (44e RT)

 

Le 44e Régiment de Transmissions (44e RT) est basé à Mutzig (67). Avec ses 7 compagnies, il assure la mission de recueil et de traitement des renseignements stratégiques d'origine électromagnétique.  

 

Actuellement, le régiment se compose d'une compagnie de commandement et de logistique et de 6 compagnies de guerre électronique. Le noyau de la composante mobile est formée par la 4e compagnie de guerre électronique.

 

Mais l'action du régiment est surtout centré autour du Centre de Guerre Electronique (CGE) également situé à Mutzig (67). actuellement, il n'y a que la 2e compagnie de guerre électronique pour assurer l'ensemble a la sécurité physique et incendie ainsi que de l'environnement du CGE. Je proposes donc l'activation d'une 8e compagnie au sein du régiment. Composé de réserviste, elle assurera principalement un renforcement des moyens de sécurité.

 

D) Le 54Régiment de Transmissions (54e RT)

 

A Haguenau (67), il reste entre autre le 54e Régiment de Transmissions (54e RT) qui est le principal régiment tactique de guerre électronique de l'armée de terre. A ce titre, ses missions sont de participer à la recherche du renseignement d’origine électromagnétique et d’assurer l’attaque électronique des réseaux radioélectriques adverses. Et ceci généralement en liaison avec les autres unités de la Force de Renseignement et d'Appui Électronique.

 

Son format est actuellement de 969 civils et militaires armant 8 compagnies :

  •  4 compagnies de guerre électronique
  •  1 compagnie de commandement et de logistique (CCL)
  •  1 compagnie d'administration et de soutien (CAS)
  •  1 unité d'intervention et de réserve (UIR)
  •  1 centre de préparation opérationnelle de guerre électronique (CPOGE)

L'importance maintenant de la mission de renseignement et de guerre électronique fait que son effectif va sans doute augmenter par renforcement des compagnies déjà existante. Il est tout à fait possible ainsi que l'on dépasse dans le futur les 1.000 hommes et femmes. 

 

E) Le 28e Groupe Géographique (28e GG)

 

Également situé à Haguenau (67), il y a le 28e Groupe Géographique (28e GG) qui est l'unité d'appui géographique des forces. Il doit donc, en temps de paix comme en temps de crise, réaliser les travaux géodésiques, topographiques, cartographiques et des levés d'infrastructure mais également fournir en données numériques les systèmes d'armes et de commandement. Autrement dit, il est en permanence à la recherche du renseignement géographique afin de constituer une documentation militaire géographique.

 

actuellement, le 28e GG est un corps de troupe d’environ 300 militaires et quelques personnels civils de la défense.

Il est composé de :

  • 2 batteries géographiques à 3 sections chacune,
    • 1 section cartographique,
    • 2 sections topographiques,
  • 1 batterie de commandement et de soutien.

même si aucune décision n'est pour le moment prise, il sera intéressant d'envisagé la création d'une 3e batterie géographique et/ou de renforcer les effectifs des batteries actuelles avec une 4e section plus numérique et nouvelles technologies.

 

F) Le 61e Régiment d'Artillerie (61e RA)

 

C'est toujours le 61e Régiment d'Artillerie (61e RA) qui sera responsable du renseignement aéroporté via ses drones tactiques. Comme expliqué au sein des forces aériennes, les moyens seront doublés avec l'acquisition de 28 machines contre 14 prévus officiellement. Au vu de ses performances considérables, le SDT Patroller peut quasiment être considéré comme un drone MALE. 

 

Chaque Batterie de Renseignement Aéroporté mettra en œuvre un système complet comprenant 5 drones et leur station-sol. Le régiment haut-marnais mettra en œuvre ses 4 batteries depuis la Base Aérienne de Chaumont-Semoutiers. 

 

G) Le Centre Interarmées des Actions sur l'Environnement (CIAE)

 

Basé à Lyon (69), le CIAE a été créé à partir du Groupement interarmées actions civilo-militaires (GIACM) et du Groupement interarmées des opérations militaires d’influence (GI-OMI). Avec l'évolution des moyens de communications, il devient également responsable de la contre-propagande sur les réseaux sociaux et assimilables en liaison avec la DRM et la DGSE.  

 

Pour réaliser les missions, il sera renforcé pour comprendre au moins 600 hommes soit un bataillon. L'organisation n'est pas encore totalement défini mais une compagnie de réserviste est indispensable tout comme une compagnie de commandement et de soutien. 

 

H) Autres unités

 

comme toutes les entités de taille brigade/division, la Force de Renseignement et d'Appui Électronique est dotée d'unités diverses de petite taille qui complètent son format. On peut citer entre autre son propre Centre de Formation Initiale Militaire situé à Dieuze (57).