Transport tactique (toutes distances)

La mission première de l'aviation de transport est d'assurer la projection de puissance. Cela passe entre autre par l'aérotransport des unités de l'armée de terre.

 

En tout, ce sont 97 appareils qui seront dédiés à cette mission de transport tactique. L'essentiel de la flotte se composera de 48 Airbus A-400M armant 3 escadrons tous basés à Orléans. Le reste de la flotte sera supervisé par Évreux.

 

On peut donc constaté qu'au minimum 2 A-400M seront annulés/revendus sur la commande initiale de 50 machines. En théorie, tous les appareils seront rattachés à une unité métropolitaine qui les "prêtera" à un escadron ultramarin en fonction des besoins et des disponibilités. 

 

Avant d'étudier les deux grandes bases de transport, il faut étudier le cas particulier du Groupe Aérien Mixte 56 Vaucluse (GAM-56). Logiquement, il devrait être renommé Escadron de Transport Spécial 56 (ETS 56) et ne plus travailler exclusivement pour la DGSE. Par contre, il serait l'utilisateur unique des appareils légers que sont les DHC-6 Twin Otter au sein de l'armée de l'air.

 

Je préconise d'ailleurs le remplacement des DHC-6 d'ancienne génération dans le cadre d'une mutualisation avec l'armée de terre qui devra également remplacer ses Pilatus PC-6 basés à Montauban. A voir si une seule machine ne sera pas sélectionnable qui ne pourrait d'ailleurs pas nécessairement être un DHC-6 Twin Otter 400 de nouvelle génération. Si on se fit aux besoins, ce sont 10 machines qui pourraient être commandés et opérés depuis la base tarnaise en cas de mutualisation.

I) Base Aérienne 123 d'Orléans Bricy 

 

Principale base de transport en France, elle le deviendra encore plus puisque l'intégralité des 48 A-400M de la flotte française y sera basé au sein de la 61e Escadre de Transport. Cette dernière verra son format modifié puisqu'elle regroupera 3 escadrons tactiques suite au remplacement de l'Escadron de Transport Spécial 3/61 Poitou (ETS 3/61) parti en Normandie.

 

Affichant un format théorique standard de 12 appareils, les escadrons orléanais seront :

  • L'Escadron de Transport 1/61 Touraine (ET 1/61) qui fut le premier escadron sur A-400M
  • L'Escadron de Transport 2/61 Franche-Comté (ET 2/61)
  • L'Escadron de Transport 3/61 Béarn (ET 3/61) qui est l'ancien Escadron de Transport 1/64 Béarn (ET 1/64) en provenance de la base d’Évreux.

Il y aura bien entendu d'autres unités plus diverses qui utiliseront le reliquat d'appareils. On peut entre autre penser au

Centre d'Instruction des Équipages de Transport (CIET) qui resterait à Orléans.

 

II) Base Aérienne 105 d’Évreux-Fauville

 

Si Orléans est la plus grande des bases de transport, Évreux sera également une base avec un rôle stratégique. En effet, l'arrivée de l'Escadron de Transport 3/60 Estérel (ET 3/60) en provenance de Creil va permettre de compenser en partie le départ ou la dissolution de certaines unités.

 

Il faut voir d'ailleurs une profonde réorganisation avec un parc hétéroclite placé sous le commandement de la 62e Escadre de Transport qui remplacera en Normandie la 64e Escadre de Transport. La première grande évolution au sein de la 62e Escadre de Transport est l'arrivée des forces spéciales avec entre autre l'Escadron de Transport Spécial 3/61 Poitou (ETS 3/61) dont le parc va évoluer avec le retrait du C-160 Transall.

 

Devenu l'Escadron de Transport d'Opérations Spéciales 4/62 Poitou [ETOS 4/62], il conservera donc son rôle de spécialiste des opérations spéciales. Contrairement aux escadrons classiques, il disposera d'un parc réduit de seulement 9 appareils :

  • 5 KC-130J Super Hercules : ravitaillement en vol des hélicoptère
  • 4 C-130J-30 Super Hercules : version tactique à fuselage rallongé (par rapport au C-130J "standard")

Survivant de la 64e Escadre de Transport, l'Escadron de Transport 2/62 Anjou (ET 2/62) est resté en Normandie. S'il est bien doté de 15 appareils, son parc mixte comprend les 6 autres C-130J-30 Super Hercules mais également l'intégralité des CASA CN-235-300 dont un 9e exemplaire sera commandé.

 

En cas d'arrivé d'un détachement permanent allemand, il y aurait maintient provisoirement de l'Escadron de Transport 3/62 Ventoux (ET 1/62) afin de faire de l'ET 2/62 Anjou le volet français de cet escadron franco-allemand. cela aurait 2 autres conséquences sur Évreux : 

  • L'ETOS 4/62 Poitou aurait un parc inversé avec 4 KC-130J seulement mais 5 C-130J-30 de transport pur
  • L'ET 2/62 Anjou recevrait 6 C-130J à fuselage court pour avoir une seule version dans l'escadron binational

Le dernier escadron naviguant sera l'Escadron de Transport 1/62 Vercors (ET 1/62) qui supervisera un parc réduit à une quinzaine de CN-235-200M jusqu'à leur retrait du service. Datant de 1991, il faudra cependant avant 2030 envisagé sérieusement leur remplacement. Dans la mesure du possible, je souhaiterais que le remplaçant puisse transporter 5 à 6 tonnes de matériel entre Nouméa et Papeete. Le plus important sera cependant la capacité EVASAN totale en intra-théâtre. Il faudra cependant être pragmatique et donc acheté la machine sur étagère. Ce qui ne permet plus de garantir le respect de ce cahier des charges.

 

En prime, il faut noter qu'une escadrille administrative sera créée pour assurer l'armement du plot de transport stratégique Nord et donc l’accueil des C-17 et des Antonov AN-124 qui pourrait être amené à venir sur la base. Le plot sud est situé à Istres.