La Sécurité Civile

Ici, on va essentiellement parler de la sous-direction des moyens nationaux de la DGSGC (Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises). Cela comprend les Établissements de Soutien Opérationnel et Logistique (ESOL), le service de déminage et le Commandement des Formations Militaires de la sécurité civile. 

  

Les services opérationnels qui relèvent de la sous-direction des moyens nationaux interviennent sur l'ensemble du territoire français et contribuent aux actions internationales de secours, notamment dans le cadre du mécanisme communautaire de coopération renforcée dans le domaine de la protection civile. 

 

A) Les Établissements de Soutien Opérationnel et Logistique (ESOL)

 

La sous-direction des moyens nationaux gère les ESOL qui constituent une arrière-garde logistique capable de répondre aux besoins particuliers des services opérationnels nationaux de la Sécurité civile. Actuellement au nombre de 4, ils sont donc répartis sur la France entière :

  • ESOL de Méry-sur-Oise (95)
  • ESOL de Marseille (13)
  • ESOL de Jarnac (16)
  • ESOL de Essey-et-Mazerais (54)

 Comme je vais l'expliquer pour les UIISC, il manque un 5e établissement. La meilleure solution serait une base commune à proximité du massif pyrénéen.

  

B) Le service de déminage de la Sécurité Civile

 

Répartis dans vingt centres et une antenne, et quatre sites en métropole et outre-mer, les quelque 300 démineurs de la Sécurité civile (devise : « Réussir ou Périr ») ont trois missions principales :

  • la neutralisation et la destruction des munitions non explosées (encore régulièrement découvertes par les agriculteurs et forestiers ou entrepreneurs de travaux publics des anciens départements de la Zone rouge (zone la plus touchée par la première Guerre mondiale) ou des zones touchées par la seconde Guerre mondiale) ;
  • la détection, la neutralisation, l’enlèvement et la destruction des munitions et des explosifs ;
  • la sécurisation des voyages officiels et des grands rassemblements.

 

Ce travail peut se faire en collaboration avec l'armée (par exemple avec le Centre opérationnel interarmées pour la gestion des obus chimiques qui étaient stockés à Vimy dans de mauvaises conditions, et qui ont été déménagés à Suippes près des silos d'anciens missiles nucléaires Hades. Dans ce cas, l'armée s'est chargée de la sécurisation du dépôt de Vimy, du transport et installation à Suippes des obus, et d'une « phase de confirmation, de re-sécurisation de l'ensemble du dépôt de Suippes ».

 

B) Les formations militaires

 

Les formations militaires de la Sécurité civile renforcent les services territoriaux lorsque les circonstances exigent un appui ou une préparation particulière face aux risques. Issus de l'arme du génie, ces militaires sont notamment spécialisés dans les domaines des feux de forêts, des risques technologiques et de la recherche de personnes ensevelies. Le commandant des formations militaires de la Sécurité Civile est ainsi un colonel de l'armée de terre. Les 1500 hommes et femmes des Unités d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile (UIISC) participent également aux actions internationales de secours. En tout, on trouve actuellement 4 formations militaires dans la Sécurité Civile : 

  • Le Commandement des Formations Militaires de la sécurité civile (ComForMisc)
  • L'Unité d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile n°1 basée à Nogent-le-Rotrou (28)
  • L'Unité d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile n°5 basée à Corte (2B) 
  • L'Unité d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile n°7 basée à Brignoles (83)

Situé dans le 20e arrondissement de Paris dans les locaux de la DGSCGC, le Commandement des Formations Militaires de la sécurité civile est rattaché à la sous direction des moyens nationaux (bureau des moyens nationaux terrestres civils et militaires). 

 

Avec seulement 9 compagnies, nous n'avons même pas 1 compagnie par région en cas de besoin. Il nous manque donc au moins 3 compagnies pour renforcer les moyens. Il me semble indispensable surtout d'avoir de véritables compagnies dédiés à un domaine d'expertise. je recommandes ainsi la réactivation de l'Unité d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile n°4 qui s'installerait sur un nouveau site au sud d'une ligne Bordeaux-Montpellier. Comme expliqué plus haut, l'UIISC 4 disposerait de son propre ESOL avec qui elle ferait base commune.

 

Pour ce qui est de l'organisation interne des compagnies, je préconise une révision complète de l'organisation pour avoir des compagnies plus spécialisées. Il reste qu'en cas de besoin, il resterait possible de renforcer une compagnie par une section extérieure spécialisée. Et à l'intérieur même d'une compagnie, il est généralement possible de créer des section ad hoc en fonction des besoins.

 

Ainsi, en cas de besoin, une Section d'Intervention Retardant terrestre et un Détachement d'Intervention et de Décontamination peuvent combiner leurs moyens pour constituer une Section d'Intervention Feux Technologiques (SIFT) qui interviendra plus spécifiquement sur les incendies dans les usines chimiques et pétrochimiques.

 

1) L'Unité d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile n°1 :

 

Le risque technologique est à la base la spécialité de Nogent-le-Rotrou. La composition même des compagnies euréliennes se retrouve là-dedans. Je vais plus particulièrement parler des 3 compagnies d'interventions même si on a également une compagnie d'administration et de soutien et une compagnie de moyens spécialisés. voilà le détail

 

2e compagnie :

  • 2 Sections d'Intervention Feu de Forêt (SIFF)
  • 1 Section d'Intervention Héliportée (SIH)
  • 1 Section d'Intervention Retardant terrestre (SIR)
  • 1 Détachement d'Intervention et de Décontamination (DID) pour les missions d'intervention NRBC légère.

1ère et 3e compagnies :

  • 2 Sections d'intervention Risques Technologiques & Naturels (SRTN)
  • 1 Section d'Intervention Retardant terrestre (SIR)
  • 1 Détachement d'Intervention et de Décontamination (DID) pour les missions d'intervention NRBC légère.

 

Cette nouvelle organisation est aussi la conséquence que l'unité eurélienne est la force de couverture n°1 pour tout le Nord de la France. Bien entendu, ses 4 SRTN sont le premier choix pour les missions d'assistance humanitaire à l'étranger à partir des aéroports parisiens ou des bases aériennes d’Évreux et d'Orléans. Quand à la 2e compagnie, elle est durant la saison estivale une réserve stratégique potentiellement bien utile pour la lutte contre les feux de forêt

 

2) L'Unité d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile n°7 :

 

Le risque feu de forêt est très logiquement la grande spécialité de Brignoles. L'unité varoise est en effet plutôt en première ligne pour lutter contre les feux de forêt à la saison estivale. Comme pour Nogent, je vais surtout parler des 3 compagnies d'intervention sans pour autant oublier les 2 autres compagnies. 

 

1ère et 2e compagnies :

  • 1 Section d'Intervention Feu de Forêt (SIFF)
  • 1 Section d'Intervention Héliportée (SIH)
  • 1 Section d'Intervention Retardant terrestre (SIR)
  • 1 Détachement d'Intervention et de Décontamination (DID) pour les missions d'intervention NRBC légère.

3e compagnie :

  • 2 Sections d'intervention Risques Technologiques & Naturels (SRTN)
  • 1 Section d'Intervention Feux de Forêt (SIFF)
  • 1 Section d'Intervention Retardant terrestre (SIR)
  • 1 Détachement d'Intervention et de Décontamination (DID) pour les missions d'intervention NRBC légère.

 

Bien entendu, la 3e compagnie peut également participer aux opérations humanitaires internationales via ses 2 SRTN qui peuvent être protégé depuis l'aéroport de Marseille ou la Base Aérienne d'Istres assez facilement.

 

3) L'Unité d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile n°5 :

 

Alors là, l'unité corse est une unité particulière. Situé à Corte, elle doit pouvoir fournir une capacité de renfort autonome sur l'ensemble de l'ile au vu des délais très importants pour envoyer des renforts du continent. Voilà pourquoi l'unique compagnie d'intervention est une compagnie renforcée à 4 sections à vocation essentiellement forestière. Voilà le détail de sa nouvelle composition :

  • 2 Sections d'Intervention Feu de Forêt (SIFF)
  • 1 Section d'Intervention Héliportée (SIH)
  • 1 Section d'Intervention Retardant terrestre (SIR)
  • 1 Détachement d'Intervention et de Décontamination (DID) pour les missions d'intervention NRBC légère.

bien entendu, l'ensemble des risques naturels liés à la géographie corse peuvent être prise en compte par des effectifs maintenant permanents. Le parc matériel est conçu et organisé pour permettre l'équipement de 3 sections supplémentaires venant en renfort :

  • 1 Section d'intervention Risques Technologiques & Naturels (SRTN)
  • 1 Section d'Intervention Feu de Forêt (SIFF)
  • 1 Section d'Intervention Retardant terrestre (SIR)

Bien entendu, les 4 sections permanentes sont également capable d'utiliser tout ou partie de ce matériel en cas de besoin particulier. C'est surtout valable pour la SRTN dont ne dispose pas par défaut la Corse. 

 

4) L'Unité d'Instruction et d'Intervention de la Sécurité Civile n°4 :

 

Toute nouvelle unité basé dans le Sud-Ouest, l'UIISC n°4 a une double mission qui varie en fonction de la saison. mais avant tout, faisons les présentations. Ici aussi, nous retrouvons une compagnie d'administration et de soutien ainsi qu'une compagnie moyens spécialisés. Nous avons par contre seulement 2 compagnies organisés à 3 sections qui sont complémentaires.

 

1ère compagnie :

  • 1 Section d'Intervention Feu de Forêt (SIFF)
  • 1 Section d'Intervention Héliportée (SIH)
  • 1 Section d'intervention Risques Technologiques & Naturels (SRTN)
  • 1 Détachement d'Intervention et de Décontamination (DID) pour les missions d'intervention NRBC légère.

2e compagnie :

  • 1 Section d'Intervention Feux de Forêt (SIFF)
  • 1 Section d'Intervention Retardant terrestre (SIR)
  • 1 Section d'intervention Risques Technologiques & Naturels (SRTN)
  • 1 Détachement d'Intervention et de Décontamination (DID) pour les missions d'intervention NRBC légère.

 

En hiver, les 2 SRTN sont l'unique force d'intervention rapide pour effectuer des missions d'assistance en montagne. En effet, les autres moyens lourds spécialisés sont situés dans les Alpes au sein de la 27e Brigade d'Infanterie de Montagne.

 

A l'inverse, en été, ce sont les autres sections qui sont le plus susceptibles d'être appelées pour intervenir sur des feux de forêt essentiellement dans les Landes. Cependant, en fonction des disponibilités, il leur est possible d'intervenir dans le Roussillon.